Réseau Billital Maroobé Sénégal

Renforcer les connaissances pour une meilleure gestion des ressources pastorales

Linguère : le RBM-SN renforce les capacités de son Conseil d’administration sur la gestion des ressources naturelles

Du 27 au 29 août 2026, le Réseau Billital Maroobé – Antenne Sénégal (RBM-SN) a organisé à Linguère un atelier de formation consacré aux textes régissant la gestion des ressources naturelles, avec une attention particulière portée aux ressources pastorales. Cette rencontre a réuni les membres du Conseil d’administration de l’antenne Sénégal du RBM autour des enjeux liés à la protection, à l’accès et à la gestion durable des ressources essentielles au pastoralisme. L’organisation de cet atelier répond aux nombreuses préoccupations auxquelles font face les éleveurs, notamment la réduction des espaces de parcours, les difficultés d’accès à l’eau, l’occupation des couloirs de passage, la dégradation du couvert végétal ainsi que les conflits entre les différents usagers des ressources naturelles. L’objectif général de cette formation était de renforcer les capacités des membres du Conseil d’administration de l’antenne RBM-SN sur la gestion durable des ressources naturelles et pastorales. Plus spécifiquement, l’atelier visait à permettre aux participants de mieux comprendre les ressources utiles à l’élevage, de connaître les textes juridiques applicables au pastoralisme, d’identifier les droits et devoirs des éleveurs et de mieux maîtriser les mécanismes de prévention et de règlement des conflits.

Une cérémonie d’ouverture marquée par des messages forts

La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions du Président du RBM-SN, du
Chef du Service départemental de l’Élevage ainsi que du Point focal du RBM-SN. Dans son allocution, le Président du RBM-SN a présenté le contexte, les objectifs et les résultats attendus de la formation. Il a invité les organisations membres du réseau à tirer pleinement profit de cette opportunité, soulignant l’importance de la maîtrise des textes juridiques qui régissent la gestion des ressources naturelles. Il a notamment rappelé que l’accès aux pâturages et à l’eau demeure l’un des principaux défis de l’élevage pastoral au Sénégal. Pour lui, une meilleure connaissance du cadre juridique constitue un enjeu majeur pour les acteurs du pastoralisme. Le Président a également exprimé sa reconnaissance au PRAPS pour son appui et son engagement en faveur de l’élevage transhumant dans la sous-région et dans la zone sahélienne. Il a encouragé la poursuite des efforts de formation et souhaité que les connaissances acquises puissent être démultipliées au sein des organisations membres du RBM. Le Chef du Service départemental de l’Élevage a, pour sa part, salué la pertinence des thématiques abordées et encouragé le RBM à poursuivre ses actions de renforcement des capacités. Il a également rappelé les efforts déployés en faveur du secteur de l’élevage et du pastoralisme, tout en mettant en avant l’importance de l’implication des jeunes et des femmes dans les dynamiques pastorales.

Trois jours d’échanges et de formation

Les travaux de l’atelier se sont déroulés autour de trois grandes thématiques. Comprendre les ressources naturelles et les menaces qui pèsent sur elles La première journée a été consacrée aux différentes ressources qui soutiennent l’élevage pastoral : les pâturages, l’eau, les arbres, les terres, les couloirs de passage ainsi que les savoirs locaux. Les participants ont également échangé sur la mobilité pastorale et la transhumance, tout en analysant les principales pressions qui pèsent sur les ressources : réduction des espaces disponibles, manque d’eau, dégradation du couvert végétal, changement climatique et conflits entre usagers 

La deuxième journée a porté sur les principaux textes et institutions intervenant dans la gestion des ressources naturelles et pastorales. Les participants ont notamment été sensibilisés sur le Code pastoral, le Code de l’eau, le Code forestier, le Code de l’environnement ainsi que le Code général des collectivités territoriales. Une attention particulière a également été accordée au rôle de la commune dans la gestion des couloirs de passage, des points d’eau et des pâturages, ainsi qu’aux droits d’usage, à la mobilité du bétail et aux documents de transhumance.

La dernière journée a mis l’accent sur les solutions collectives et l’élaboration d’actions concrètes. Les discussions ont porté sur les conventions locales, les unités pastorales et le Plan d’occupation et d’affectation des sols (POAS). Les participants ont également travaillé sur la prévention et le règlement amiable des conflits, le renforcement de l’organisation des éleveurs ainsi que l’élaboration d’un plan d’action destiné à sécuriser et à mieux gérer les ressources pastorales.

Des enseignements essentiels pour les acteurs du pastoralisme Les échanges ont permis de rappeler plusieurs enseignements majeurs. Les pâturages, l’eau, les arbres et les couloirs de passage constituent des ressources complémentaires indispensables au maintien des activités pastorales. L’atelier a également souligné l’importance de la mobilité du bétail, de la protection et de la matérialisation des couloirs de passage ainsi que du rôle central des collectivités territoriales dans la gestion locale des ressources. Le dialogue, la concertation et la formalisation des démarches constituent également des
outils essentiels pour prévenir les conflits et favoriser une gestion apaisée des ressources naturelles.

Vers une gestion plus durable et apaisée des ressources
pastorales Cet atelier organisé à Linguère constitue une étape importante dans le renforcement des capacités des membres du Conseil d’administration de l’antenne Sénégal du Réseau Billital Maroobé. La gestion durable des pâturages, de l’eau, des arbres et des couloirs de passage repose sur une responsabilité partagée entre les éleveurs, les autres usagers, les collectivités territoriales et les services techniques. À travers cette formation, le RBM-SN entend contribuer à une meilleure appropriation des textes régissant la gestion des ressources naturelles et pastorales. Les connaissances acquises devront désormais se traduire par des actions concrètes en faveur d’une gestion équitable, durable et apaisée des ressources essentielles au pastoralisme.

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